En NBA comme partout ailleurs dans la société, chaque individu possède sa propre personnalité. Cela se matérialise notamment par la dégaine et le style vestimentaire de chacun. Les tatouages entrent également en ligne de compte. Ces aspects physiques peuvent néanmoins interpeller dans certains cas. Et ce, même si tout le monde est libre de s’habiller comme bon lui semble. Certes, la vie serait bien triste si tout le monde possédait les mêmes goûts. Néanmoins, certaines personnes affichent un look extravagant qui peut interpeler. C’est le cas notamment de basketteurs NBA passés ou actuels. Ceux-ci se distinguent des autres de par leur style particulier.
Chris Andersen
Aujourd’hui âgé de 43 ans, Chris Andersen est retraité du monde du basket. Non drafté, il s’est fait une place en NBA où il a passé pas moins de 15 saisons. Cet ancien coéquipier de LeBron James a même été sacré champion NBA en 2013. Du haut de ses 208 centimètres, Andersen était un intérieur intimidateur. Et ce, aussi bien sur qu’en dehors des parquets. Son style extravagant lui a valu le surnom de Birdman. Durant une bonne partie de sa carrière, il s’est en effet affiché avec une crête sur le crâne. Au delà de cela, son corps recouvert de tatouages a de quoi intriguer. Le natif du Texas n’avait de limite en la matière. Même son cou était rempli d’inscriptions indélébiles. Une sacrée œuvre d’art humaine !
Dennis Rodman
Un autre basketteur peut aisément rivaliser avec Chris Anderson en termes de tatouages et style extravagant. Il s’agit bien entendu du légendaire Dennis Rodman ! Le quintuple champion NBA a marqué plusieurs générations. Et il fait toujours parler de lui, plus de vingt ans après son dernier match disputé. Au delà de son mode de vie à part, Rodman était connu pour ses multiples frasques… Et son style physique. L’intéressé s’affichait régulièrement dans les médias avec un anneau dans le nez ainsi que sur les tétons. Mais ses différences avec le commun des mortels ne s’arrêtent pas là. Selon son humeur, cet excellent défenseur et rebondeur était capable de se faire teindre les cheveux avec plusieurs couleurs insolites. Dennis Rodman fait partie des êtres les plus déjantés passés par la NBA.
Adam Morrison
Dans un style bien plus conforme aux normes de la société, on retrouve Adam Morrison. Ce basketteur se différenciait de 98% de ses confrères en raison de… sa coupe de cheveux ! Mais aussi de l’absence de tatouages visible sur son corps. Sa dégaine de l’époque ne ressemblait clairement pas à celle du basketteur NBA typique. Son look était complètement à part. Ses cheveux longs lui donnaient un style atypique. Et ce, malgré l’utilisation partielle d’un bandeau NBA. Troisième pick de la draft 2006, Morrison fait partie des choix les plus catastrophiques réalisés dans la carrière de dirigeant de Michael Jordan. Sa carrière en NBA n’aura pas duré longtemps. Il aura effectivement disputé seulement trois saisons !
Steven Adams
Avec Joakim Noah et Kelly Olynyk, il est l’un des rares basketteurs NBA à afficher une queue de cheval sur les parquets. Avec sa carrure, Steven Adams possède également un physique de bûcheron. Associé à sa moustache et barbe, il a un look de gaulois. Son style ressemble plus à celui d’Adam Morrison que de Dennis Rodman. Néanmoins, sa dégaine reste particulière dans l’univers NBA. Pour l’anecdote, ce Néo-zélandais est issu d’une famille de sportifs de haut niveau. Sa sœur Valérie est multiple championne olympique de lancer de poids. De plus, plusieurs de ses frères ont porté le maillot de la sélection nationale.
Russell Westbrook
A l’image de Steven Adams, Russell Westbrook est toujours en activité. Le MVP de la saison régulière 2016/2017 et machine à triple-double se démarque aussi bien par intermédiaire de son style de jeu que son style vestimentaire. L’actuel meneur de jeu des Lakers est à la pointe de la mode. Il s’affiche toujours en public de façon très fashion. Et ce, à sa façon ! Sa garde robe est immense et ses tenues sont variées. Cependant, elles se démarquent beaucoup de ses camarades. Capable de sortir la salopette, Westbrook ne manque pas d’imagination. Ni même d’accessoires pour compléter son look ! Un chapeau ou bien une paire de lunettes colorées viennent régulièrement s’ajouter sur sa tête. Dans certains cas, son style vestimentaire ressemble à une aberration. Heureusement que le ridicule ne tue pas !
Quand le basket devient un terrain de style
La NBA n'est plus seulement une affaire de paniers et de contres. Depuis une quinzaine d'années, la ligue est devenue l'une des scènes de mode les plus influentes du sport mondial. Entre les tunnel walks (ces quelques mètres parcourus du bus au vestiaire, transformés en véritable défilé), les coupes de cheveux spectaculaires, les tatouages racontant une histoire et les personnalités hors normes, les joueurs cultivent une identité visuelle aussi forte que leur jeu. Ce phénomène attire les marques de luxe, les magazines de mode et des millions de fans. Tour d'horizon des basketteurs au look le plus atypique, d'hier à aujourd'hui.
Le tunnel walk, nouveau podium de la mode
Le couloir menant au vestiaire est devenu une passerelle. Chaque soir, les photographes immortalisent les tenues des joueurs, et ces images font le tour des réseaux sociaux avant même le coup d'envoi. La figure de proue de ce mouvement est aujourd'hui Shai Gilgeous-Alexander, le meneur champion des Oklahoma City Thunder, souvent présenté comme le roi incontesté de la mode NBA. Élu homme le plus stylé par le magazine GQ et directeur créatif pour Converse Basketball, il a défilé pour Thom Browne lors de la Fashion Week masculine de Paris. Sa particularité : il compose lui-même ses tenues, sans styliste, en mélangeant maisons de luxe, pièces vintage rares et même des marques féminines comme Chanel, avec un aplomb qui déroute les puristes.
Autre légende du style, Russell Westbrook a imposé sa vision audacieuse depuis plus d'une décennie. Chapeaux à large bord, costumes de travail argentés, pièces déconstruites : le meneur ose tout. Il a lancé sa propre marque, Honor the Gift, et prône une mode plus accessible, encourageant les jeunes joueurs à chiner en friperie plutôt qu'à dépenser des fortunes dans le luxe. Autour de lui, une nouvelle génération suit le mouvement, comme Tyrese Haliburton ou Jalen Williams, qui ont fait du tunnel un espace d'expression personnelle.
- Shai Gilgeous-Alexander : mélange audacieux de luxe, de vintage et de marques féminines, sans styliste.
- Russell Westbrook : pionnier du tunnel walk, créateur de la marque Honor the Gift, défenseur de la mode accessible.
- Tyrese Haliburton : gardien d'une garde-robe éclectique et colorée.
Les coupes de cheveux qui marquent les esprits
Le cheveu a toujours été un marqueur d'identité dans la NBA. Historiquement, Allen Iverson a révolutionné l'image de la ligue au tournant des années 2000 avec ses cornrows (tresses collées), important la culture hip-hop au cœur du basket et bousculant les codes vestimentaires au point de pousser la ligue à instaurer un code de tenue. Aujourd'hui, les coiffures restent un terrain de créativité : cheveux teints, coupes travaillées, bandeaux et accessoires font partie de la panoplie. LeBron James a lui-même fait de son bandeau, puis de son évolution capillaire, un sujet suivi pendant des années par les fans. Chez les plus jeunes, les expérimentations sont permanentes, entre nattes, dégradés et couleurs vives assumées le temps d'une saison.
Les tatouages, une peau qui raconte une histoire
Rares sont les stars NBA sans encre. Le tatouage est devenu un langage à part entière, chaque motif portant un message familial, spirituel ou personnel. LeBron James arbore de nombreux tatouages symboliques, dont le célèbre "Chosen 1" dans le dos, référence à sa une de magazine adolescent. Russell Westbrook, Anthony Edwards ou encore une grande partie des joueurs de la ligue affichent des bras et un torse couverts de dessins racontant leur parcours, leurs origines et leurs proches. Loin d'être de simples ornements, ces tatouages participent à l'image publique des joueurs et nourrissent le lien avec les fans, qui y voient une part d'intimité exposée.
Dennis Rodman, l'icône historique du hors-norme
Impossible d'évoquer les looks atypiques sans revenir sur Dennis Rodman, l'homme qui a fait exploser tous les codes dans les années 1990. Rebondeur d'exception et champion avec les Chicago Bulls, il était surtout connu pour ses cheveux teints dans toutes les couleurs (vert, rouge, blond platine, motifs peints), ses multiples piercings et tatouages, et ses apparitions provocantes, jusqu'à se présenter en robe de mariée pour un événement promotionnel. Rodman a ouvert la voie à l'idée qu'un joueur pouvait être une personnalité médiatique totale, mêlée de sport, de spectacle et de provocation. Son héritage se lit encore dans la liberté que s'autorisent les joueurs actuels.
Des personnalités hors normes au-delà du vêtement
Le look atypique ne se limite pas aux habits. Il tient aussi à la personnalité. Nikola Jokic, meilleur pivot de la planète, cultive un anti-style revendiqué : loin des podiums, le Serbe est passionné de courses de chevaux et affiche une simplicité presque à contre-courant de la starification, ce qui contribue paradoxalement à son aura unique. Victor Wembanyama, par sa silhouette hors du commun de plus de 2,20 mètres et sa curiosité pour les échecs, la lecture ou le dessin, incarne une autre forme d'atypisme, plus intellectuel. La NBA offre ainsi un éventail de personnalités : les dandys assumés, les provocateurs, les discrets et les excentriques.
- Dennis Rodman : cheveux multicolores, piercings, provocations, pionnier absolu du hors-norme.
- Allen Iverson : cornrows et culture hip-hop, révolution de l'image de la ligue.
- Nikola Jokic : anti-style revendiqué et personnalité terre-à-terre.
- Victor Wembanyama : atypisme physique et centres d'intérêt intellectuels.
Un style qui fait vivre la ligue
De Dennis Rodman à Shai Gilgeous-Alexander, en passant par Allen Iverson et Russell Westbrook, les joueurs au look atypique ont transformé la NBA en un carrefour du sport et de la culture. Coupes de cheveux, tatouages, tunnel walks et personnalités affirmées prolongent le spectacle bien au-delà du parquet. Cette liberté d'expression, aujourd'hui pleinement assumée par les stars, participe à la popularité mondiale de la ligue et fait de chaque soirée de match un rendez-vous autant visuel que sportif.